Lors d’une opération, un groupe de la DGSI parvient à éviter un nouvel attentat mais laisse sur le carreau une civile mortellement blessée. Le principal terroriste parvient néanmoins à s’échapper. La presse s’en saisit. S’engage alors une course contre la montre pour éviter un nouvel attentat, le groupe accumulant les erreurs pourvu que le résultat soit au rendez-vous. La frontière entre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas , entre ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, entre ce qui est humain et inhumain, s’estompe à mesure que la chasse au terroriste avance.
L’un des flics, Niels, est obsédé par une piste qu’il est prêt à faire parler, coûte que coûte, même si celle-ci clame son innocence, quitte à tuer aussi pour faire avancer sa justice. A trop être les protecteurs de la société, certains flics finissent par mélanger les combats et les intérêts personnels, à prendre leur vision du monde pour ce qui est juste, à croire que leur combat personnel est celui de la société, à se déshumaniser, à trop côtoyer l’extrême droite.
Cette petite pièce de théâtre installée sur une petite scène utilise tous les recoins de la salle pour que l’action se déploie dans toutes ses dimensions. Elle a le mérite de mettre en contraste ce qui est vécu sur le terrain et ce que la presse en dit. L’auteur de « Chute d’une nation » renoue avec les mécanismes qui poussent une société au bord du gouffre, de l’irréparable, et parfois même, la fait basculer.
À voir, au théâtre des Abbesses, rue Véron.

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